THE BEATLES, MAGICAL MISTERY TOUR (DVD)

BEATLES MMTOUR 002Lorsqu’en 1967 « Magical Mistery Tour » passe pour la première fois à la télévision de la BBC, il est diffusé en noir et blanc, bien que tourné en couleur. Flop retentissant. Aux Etats-Unis, c’est le black-out et la télé française le refuse.
Le voici réédité, après restauration, en trois versions, DVD, Blu Ray et coffret luxe. Toutes renferment un copieux bonus, dont une interview de Paul, de Ringo, un documentaire sur les acteurs associés, une version de « Hello Goodbye » (qui n’est pas dans la BO du film mais dont les Beatles avaient autorisé le tournage par la BBC alors qu’ils travaillaient sur MMT), un commentaire souvenir du film par Paul et quelques autres précieuses archives… C’est une réelle plus-value de cette réédition qui met en image l’extraordinaire fécondité de l’imaginaire Fab Four. MMT témoigne tout à la fois d’une forme d’humour que nous, Français, qualifions d’Anglais -que l’on retrouve plus tard chez les Monty Python et plus encore chez M Bean – et de l’aisance des Beatles à aborder toutes les formes de création. Dans son commentaire, Paul rapporte l’intention de faire un « film réalité », au sens de la télé réalité d’aujourd’hui ; et en même temps, sérieux paradoxe, un film, un vrai, dont il prétend que « Steven Spielberg l’étudia à l’école de cinéma comme un exemple d’approche originale de réalisation ». Enfin l’image ne fait pas oublier la B.O. et ses deux morceaux de bravoure psychédéliques, « I am the Walrus » et le planant « Blue Jay Way » du George Harrison sous influence mystique Maharishi Mahesh Yogi, préfiguration de son voyage en solitaire.

Un DVD EMI (chronique décembre 2012)

THE BEATLES, MAGICAL MISTERY TOUR (DVD)

STEPHAN EICHER, ELDORADO TRIO LIVE

DVD S EICHER 0012008 : les Francofolies. Pour S.Eicher, c’est l’Eldorado. Il se tient là, seul avec sa guitare. Il prend la foule frontalement. C’est un showman. Aux antipodes du Hallyday tapageur, trompe l’œil bardé de supplétifs en tous genres. Seul, ou presque, bientôt rejoint par deux multi instrumentistes. Rien ni personne de plus. Seuls. Eicher déroule son répertoire polyglotte, que personne ne méconnaît : « Two people », « Pas d’ami comme toi », « I tell this night », « Combien de temps », « Déjeuner en paix »… Souvenirs, souvenirs, pour l’essentiel, upgradés par quelques titres du dernier Eldorado (« Weiss nid was es isch », « I Cry at commercials », lumineux !) ; dosage étudié d’un concert pour partie dans le rétroviseur, pour partie sur le capot avant. Le premier bonheur donné, au grand théâtre de La Rochelle ou devant son écran, est de pouvoir reprendre chacune des chansons en chœur. Prise de son et prise de vues irréprochables.

Un DVD Barclay (chronique juin 2009)

STEPHAN EICHER, ELDORADO TRIO LIVE

BERNARD LAVILLIERS, LAVILLIERS CHANTE FERRE

DVD LAVILLIERS 001Brel, Brassens, Ferré, il faut être sévèrement burné pour s’attaquer à l’un de ces répertoires. Le Forestier n’a pas déshonoré Brassens. D’autres, trop nombreux, ont sans honte saccagé Brel. Et voilà que le Stéphanois prend Ferré d’assaut. Il y a eu « Avec Léo », compilation class action de quelques notables variété et rock local, dont il était. Mais décidément, trop étriqué pour le Bernard : il veut la jouer solo. Frimeur impénitent, il nous les rabote sévèrement. Mais le personnage a la démesure du vieux lion, son arrogance et sa superbe, sa puissance et son charisme. Bien monté en somme. Lavilliers chante donc Ferré, raisonnablement cabot. C’est un régal de justesse, d’empathie maîtrisée, de glissade contrôlée, d’émotion mesurée. Le grand orchestre de Lyon lui est seyant. « Merci aux fous qui ont accepté de me suivre dans cette aventure » lâche-t-il sur la scène de l’auditorium Ravel. Soyons fous !

Un DVD Barclay (chronique juin 2009)

BERNARD LAVILLIERS, LAVILLIERS CHANTE FERRE

THE PETER GREEN STORY, MAN OF THE WORLD

P GREEN 001En 1967 Peter Green a fondé Fleetwood Mac. En 1969, ils ont vendu plus de disques que les Beatles et les Stones réunis : cette vérité là donne la mesure d’un phénomène qui ne fut pas marquant pour le seul British Blues Boom mais pour l’histoire en marche du rock’n’roll. Une façon de faire date par les chiffres que l’époque présente ne se hasarderait pas à contester. Une façon aussi de redresser une trajectoire frappée par une critique amnésique, bousculée par les effets de l’âge et donc trop occupée à reluquer les seins de Lio à la Nouvelle Star.
Peter Green, c’est l’alternative à Clapton- « Eric is God » chez les Bluesbrakers de John Mayall-, le seul guitariste qui donnait la chair de poule à BB King, l’auteur d’Albatros, Man of the World et d’une bordée d’autres standards impérissables que cet enregistrement restitue. Archives de séances en studio, interviews, entre autres, de Peter Green, Mike Fleetwood et John McVie, de John Mayall, Carlos Santana, ce DVD est une mine d’informations, témoignages et anecdotes, qui met en perspective plus qu’un musicien extra-ordinaire, un temps d’une exceptionnelle effervescence. Précieux.

Un DVD LMR-Columbia (chronique de juin 2008)

THE PETER GREEN STORY, MAN OF THE WORLD

LOUIS BERTIGNAC, Live

Live, 2007

Sur scène Bertignac, et sa Gibson, n’est pas «à » son affaire mais « dans » son affaire : entre février et décembre, en formation ramassée il aura exécuté plus de soixante dix dates, balayé quelques souvenirs Téléphone et autant de standards séminaux d’Hendrix, des Stones, des Beatles avant de remettre sa guitare dans l’étui ; de vrais moments de vie que rapportent ce CD et les images d’un DVD, bonus backstage. Le personnage est attachant, sa musique ne l’est pas moins.

Un disque Polydor (chronique janvier 2007)

LOUIS BERTIGNAC, Live