DREAM SYNDICATE, ULTRAVIOLET BATTLE HYMNS AND TRUE CONFESSIONS

Que peuvent bien avoir en commun le Velvet Underground, Television, les Ramones, Steely Dan, Roxy Music ? Réponse de Steve Wynn : tous ont influencé The Dream Syndicate. Mention spéciale, assez inattendue à vrai dire, au combo de Brian Ferry : « S’il y a un groupe qui met tout le monde d’accord au niveau des influences, c’est bien Roxy Music, dont nous sommes tous de grands fans ». Et, pour faire bonne mesure, d’ajouter plus avant dans sa conversation avec B. Roisin : « Nous appartenons à la même mouvance que les Modern Lovers, The Only Ones ou The Gun Club ». Le panorama sonore ne serait pas complet sans évoquer, last but not least, Rain Parade, Green on Red, True West, The Long Ryders,The Three O’Clock, The Plimsouls, guérilleros réactionnaires du Paisley Undergound qui, dans les années 80, s’employaient superbement avec le Syndicat du Rêve, à tailler des croupières au punk rock. Mais le fondement du Dream Syndicate, celui de toutes les formations Paisley Underground, c’est le Garage rock des années 60. Pas étonnant donc que les guitares scintillent dans cet album qui scelle le retour aux origines, celles de The Days of Wine and Roses, carte de visite qui inonda les États-Unis, l’Europe, et mit le groupe sur orbite. Fire Records, le label du Dream Syndicate, indique qu’avec Ultaviolet battle hymns and true confessions le groupe abandonne « ses premières influences Velvet Underground [et se tourne vers] le glam britannique et plus encore le kraut-rock allemand… mélange le groove en boucle de Neu et celui d’un pyschédélisme mélodique classique ». Si le superbe Beyond control étaye l’hypothèse kraut-rock, on sèche, sans conséquence, sur « le glam britannique », vers lequel le groupe s’était unanimement tourné très tôt à en croire S.Wynn. Et quoiqu’en dise la maison de disques, il a toujours Lou Reed dans la peau. Démonstration par The chronicles of you et le très laid-back Hard to say good-by. Dans la fougue du commencement (1982), Wynn affirmait pouvoir « faire des compromis sur ce que je mange, l’endroit où je dors, mais pas sur la musique que je joue ». Pourquoi en ferait-il aujourd’hui ? Il ne renie rien ni personne et joue toujours un solide rock d’auteur.

Un disque Fire Records
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